mardi, 22 septembre 2009
Dans ma collection
C'est pitié que certains n'en possèdent pas un seul,
alors qu'on en trouve dans n'importe quelle brocante pour un euro.
16:59 Publié dans Dark krysalia | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : coeur, boîte, laiton, cuivre, autres, brocante, achat, collection, métal, bois
samedi, 15 août 2009
Les jours viennent en grappe, comme le raisin.
Certains sont gonflés de soleil, sucrés et prometteurs, mais beaucoup sont trop verts, acides, déjà pourris avant d'avoir été. Les plus tentants donnent leur jus contre leur gré, scarifiés par toutes sortes de pique assiettes. D'autres dont on ne connaîtra jamais la teneur sont prématurément décrochés par le vent. Certains encore sont attaqués de maladies et par le manque de soins. Tout vendangeur enchaîne la récolte les grappes, cherche à optimiser une cueillette dont la qualité ne dépend pas entièrement de lui-même.
Je ne comprends pas pourquoi on viendrait persuader certains vignerons de faire forcément du vin avec les grains toxiques... Mais il semble que pour certaines personnes, de vinaigre et de botulisme on fait des romanées conti à force d'auto-persuasion.
Je crois que ces personnes là ne sentiraient pas le goût du poison même si elles le croquaient à pleines dents, mais à vrai dire, elles n'y ont quasi jamais goûté. Lorsqu'elles se rendent compte que la récolte est foutue sur pied, et que la coupe du vendangeur d'à côté est effectivement amère, elles ne s'excusent pas d'avoir mal compris et de l'avoir accablé : elles remettent en cause ses compétences, évidemment. Que n'a-t-il imaginé plus fort que le soleil brillait ? que n'a-t-il fait disparaître l'attaque cryptogamme dans sa tête ? Que n'a-t-il taillé toutes ses vignes en rêve...
Traiter les pourritures pour de bon, replanter et assainir le terrain avec vos propres mains ? Vraiment régler les problèmes et y consacrer de l'énergie ?
Mais vous n'y pensez pas ?! Quelle idée étrange...
Allons, allons. Niez vos difficultés, c'est si simple et tellement plus efficace. Pourquoi vous n'y arrivez pas, comme tout le monde ? C'est bien la preuve que vous êtes un mauvais viticulteur et que le problème vient de vous : un bon aurait su comment imaginer que tout allait parfaitement, au lieu de faire ces efforts stupides pour agir sur les causes ! N'importe qui vous le dirait. Si vous ne vous en rendez pas compte, c'est qu'il est temps pour vous de réfléchir, un peu, ou de vous faire aider.
Mais oui, (à la cantonnade) regardez quels moments pénibles il s'impose : il desherbe, il traite les sarments, il taille jusqu'à en avoir mal partout d'être courbé, il fait des plans de culture, il inspecte, il s'adapte. Il ne cache rien de l'épuisement que ça lui cause, et de la difficulté de ce qu'il entreprend. Rendez-vous compte comme il est idiot : Si ce qu'il faisait était positif, il aurait forcément un sourire béat sur le visage ! Au contraire, il est fatigué d'avoir travaillé, et courbattu à la fin du jour : c'est qu'il aggrave son problème de vignes, CQFD ! Il se trouverait tellement mieux de tout laisser comme c'est, et de nous écouter...
Il y a tout de même un point commun à tous ces conseilleurs : cette coupe astringeante qu'on *se devrait* d'imaginer liquoreuse, ce ne sont jamais eux qui doivent la boire jusqu'à la lie.
Mes jours viennent en grappe, comme le raisin.
Ils sont rattachés on ne sait comment les uns aux autres, plein de pépins, et une bonne partie d'entre eux sont pourris.
Le plus difficile, lorsqu'on est malade, ce n'est pas les nombreux malaises, l'idée des mutilations à venir, les douleurs et le reste. Non.
C'est d'avoir à prendre soin de tous ces gens qui vous disent des horreurs.
Rester polie, être une brave fille. Souffrir peut être mais avec classe, sinon c'est inconvenant et malvenu. Qu'on soit content de ne pas avoir cédé à la tentation du suicide jusque là et qu'on en tire de la force n'a aucune importance, pire, c'est minable. Il faut se rendre compte qu'on est une vraie sous-merde de n'avoir pas (au contraire de tant d'autres) assez d'élégance et de gnaque dans sa déchéance, et qu'il est temps de s'y mettre. Il faut continuer d'aimer les gens qui vous ont laissé entendre ça, même si vous n'imaginiez pas qu'on puisse servir un discours aussi écoeurant à quelqu'un. Il faut faire semblant que ces paroles ne résonnent pas dans votre tête au coeur de chaque nuit.
C'est que ces gens prétendent vouloir vous aider, et une bonne partie de ceux qui les écoutent pensent que c'est ce qu'ils font : en refusant leur message vous êtes la personne affreuse qui ne joue pas le jeu. Il ne faut pas être ingrate, considérer l'intention avant la cruauté du propos comme une bonne demoiselle bien élevée. Pourtant, avoir conscience que certaines de ces personnes sont réellement gentilles et que vous êtes réellement touchée par l'intention derrière ces mots qui vous détruisent, ça ne vous aide pas. Vraiment pas.
Ne pas gâcher leur journée, surtout, ne pas les mettre mal à l'aise. Sourire. Quelqu'un de normal sourit, positive, plaisante, les gens normaux sont TOUJOURS heureux, si j'en crois ce qu'ils disent, puisqu'on ne peut pas avoir un moment de faiblesse ou l'envie d'en parler sans se faire rembarrer comme si on avait fait caca sur leur tapis... Assumer bravement quand vous avez eu des sautes d'humeur ou des mots durs et que ça vous catalogue, parce que personne ne semble comprendre ce qui vous arrive. Par exemple que non, quand on une hypo on ne se rend pas compte qu'on devient agressif ou qu'on tombe dans les pommes, et que oui, c'est à la fois terrifiant et ingérable, sauf si l'entourage le prend en compte et nous aide.
Rester stoïque devant des gens qui professent dans votre face que si *on* ne va pas mieux, c'est toujours parce qu'*on* y met pas du sien, puis faire semblant de ne plus entendre les "ah bon, t'es encore malade !?" de ceux qui n'ont connu dans leur vie qu'une gastro ou un rhume. Ils n'imaginent pas une seconde qu'à l'intérieur, on n'a pas que du gras et de la viande, mais bien des organes dont certains sont vitaux. Toujours, il faut subir avec dignité les jugements des nombreuses personnes pour qui la notion de "malade pour le reste de sa vie" ne concerne que les malades mentaux et les dégénérés.
Encaisser, ensuite, quand vous vous rendez-compte que le jour où vous leur avez expliqué avec patience ce qui fait que vous êtes malade et que vous ne guérirez jamais, c'est à peu près pour une malade mentale qu'ils vous ont pris, du coup. Ou pour une dégénérée...
choisir, encore, de serrer les dents pour supporter tout les bahtaka-fédon-maisenfin, ou pendant qu'une petite conne vous assène les contre-vérités les plus insultantes sur ce dont vous souffrez, tenir à tout prix sans rien dire, parce qu'en lui répondant comme elle le mérite vous risqueriez d'ouvrir brutalement les yeux de certaines jeunes personnes plus empathiques, sur ce qui vous attend dans les années à venir...
Il faut prendre soin des gens qu'on croise, aussi pour continuer à en croiser, parce que vivre tout cela tout seul est tout bonnement insupportable.
Alors, ces gens, vous prenez garde à ne pas les obliger par ricochet involontaire à réfléchir sur le sens de leur propre vie. Ne pas paraître avoir besoin de leur aide, même sans le faire exprès, car ça les forcerait... à des contournements pour éviter de vous aider, sans compter la rancune qu'ils éprouvent ensuite contre vous pour les avoir obligés à cette attitude mesquine. De l'aide, vous en avez bien demandé au début, aux gens qui savaient qu'ils étaient vos meilleurs amis. Vous avez essayé de leur parler en pensant naïvement qu'après 15 ans où jamais vous ne leur avez fait faux-bond quand ils avaient envie de parler à n'importe quelle heure, vous pourriez évoquer vos soucis avec eux 5 minutes dans un moment qui les arrangerait. Ils vous ont envoyé sur les roses, tout simplement. Vous ne vous y attendiez pas, à celle ci, et vous ne savez pas si d'avoir gardé de l'espoir jusque là était une belle chose, ou une raison de plus d'avoir honte.
Il faut prendre soin des gens qu'on croise... Cela veut dire aussi qu'il faut s'en garder, bien souvent.
Comprenez-vous maintenant que la coupe la plus amère faite du vin de mes jours, ce n'est pas la maladie qui m'atteint et son cortège de destructions, de souffrances, présentes ou à venir ? C'est d'avoir à choisir entre la solitude absolue et m'empoisonner de tout ce fiel, craché par ceux qui se protègent (plus ou moins consciemment) des réalités que j'impose à leur esprit malgré moi. C'est me sentir tenue de continuer à donner de moi-même en suivant mes valeurs, alors même que tout le monde semble trouver ce don normal seulement quand c'est moi qui le fais, et bien que les forces commencent à me manquer.
Je m'interrogeais déjà dans les notes précédentes sur la limite des choses horribles qui peuvent arriver à un être humain sans qu'il flanche.
J'espère que je ne la trouverai pas.
14:07 Publié dans Dark krysalia | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 24 décembre 2008
A tous, mes meilleurs voeux pour l'année à venir, et un très joyeux Noël !

Je vis des temps de flottement, des temps quelquefois durs et pénibles.
Je ne vous oublie pas et je vous aime. Merci à vous d'être là, pour votre écoute ou simplement vos pensées, même lorsque les mots me manquent et que je n'arrive à répondre à votre sollicitude que par mon silence.
Ce blog n'est pas fermé, il est en sommeil.
Ses archives sont là pour vous faire patienter jusqu'à ce que la vie redémarre pour moi, et ce blog avec elle, dans de cahots que j'espère plus joyeux que les ornières qui ont jalonné mon chemin jusque là. (Et vous me direz : ce n'est pas difficile !)
Bon noël et meilleurs voeux à tous, à l'année prochaine :) !
19:12 Publié dans voeux | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : voeux, souhaits, bonne année, carte, noël
vendredi, 19 septembre 2008
Interlude
Je suis occupée à préparer tout plein de choses pour une cliente, et par ailleurs je nage dans la guimauve (vous saurez le pourquoi du comment de la guimauve d'ici deux ou trois jours ! Si c'est pas du teasing, ça :) ...)
En attendant, vous voulez bien nourrir les poissons pour moi ? (clic-clic-clic)
09:54 Publié dans "Les enfants s'amusent" | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : abowman, poissons, animations flash, nourrir, interlude, rigolo









