jeudi, 14 juin 2007
Micro-flânerie suite-suite (dernier extrait)

00:10 Publié dans photo graphies (images), photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : ballade, flânerie, promener, macro, photo, image, arts
samedi, 07 octobre 2006
Ils changent !
Sur le mur du jardin, celui que le soleil n'éclaire pas, il y a des vitrines enchâssées, carrées, à ma hauteur. Je les longe et ce qui était un chemin devient un ruisseau empierré de galets ovales et gris, l'eau s'écoule entre eux et monte vite.
Je voudrais ouvrir ces vitrines, et j'observe les objets précieux à l'intérieur. Le niveau de liquide les dépasse et Je nage dans le jardin devenu bassin, plongeant pour apercevoir ce qui s'est éparpillé au fond.
Je suis les brillances, les éclats, les reflets, et ça m'amène sur la terrasse de l'autre côté, j'ai remonté la pente. Je sors de l'eau et j'ai des difficultés à monter ces trois marches, je rampe.
sous la table de jardin, d'autres bijoux. Ils sont cassés, abandonnés là ou perdus, tombés de poignets, de cous et de mains qui ne s'en sont pas aperçus.
Lorsque je les ramasse, ou en les regardant de plus près, je m'aperçois qu'ils changent !
l'éclat de l'or examiné devient cuivre, ou bronze, ou toc. Ils grandissent, prennent des formes de plus en plus complexes et enroulées en semblant de plus en plus fragiles.
Les pierreries se plastifient et luisent d'un rayonnement pulsatile que je ne comprends pas.
Je les abandonne et je poursuis ma route.

Il faut prendre le train. L'amie de vacances m'accompagne, d'autres gens également. Je les suis, même si je n'ai pas de valises et que je pressens ne pas être à ma place. " c'est ton ticket, il est à cette date et pas à une autre ".
Le train sent la poussière, les sièges sont en bois patiné, les montants en ferraille tubulaire. Les rangées sont disposées comme dans une église ou une salle de classe. Je cherche mes bagages, et je vois de petits objets sous les sièges, contre le mur, ou dans les fentes du parquet. je m'agenouille puis je m'allonge pour les ramasser, ce sont des bijoux brisés, beaucoup de morceaux de chaînes dépareillées, des bagues, des gourmettes, des anneaux. J'ai la sensation que de les ramasser c'est une chance de remplacer mes bagages perdus et de me constituer un pécule, mais je ressens également de la honte à faire ainsi le dessous des sièges comme une chiffonière.
Dans le creux de ma main, ils changent !
lorsque j'essaye d'évaluer leur valeur et leur capacité à être vendus, ils deviennent de l'étain, du fer gris, progressivement ils s'éteignent.
Les chaînes sont de plus en plus courtes et les maillons plus larges, les colliers sont des torcs romains, les bagues se barbarisent.
Le train s'arrête, il reste encore beaucoup de ces reliques abandonnées, je ramasse ce que je peux sans paraître trop avide et je sors, acompagnée de mes étranges camarades de voyage.
Plus tard, un de ces bouts de gourmette (re)trouvés m'ouvrira des portes : On me demandera de prouver mon identité par une possession, une évidence. Dans le cas contraire, je serai seule dans ce lieu inconnu. Soudain je penserai à ce morceau de métal au fond de ma poche, je le montrerai et on m'acceptera. Je suivrai celui qui avait le pouvoir de m'interdire le chemin, en gardant cette forte crainte : qu'il découvre par hasard que je suis entrain d'usurper ce qui ne m'appartient pas.
17:35 Publié dans photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : rêves, onirisme, rêves en images, photo, image, arts, plaisir des yeux
samedi, 30 septembre 2006
Les danseuses du soir

c'est joli ?
Sisi, c'est une question... J'ai racheté cet après midi pour une somme conséquente un écran TFT dans un autre magasin : PAN, NOUVEAU PROBLEME ! Ce TFT déforme les formes lui aussi*, un carré sera plus haut que large, mais surtout même après une heure de réglages il m'explose les yeux tout en n'ayant toujours pas un affichage des couleurs satisfaisant.
L'image ci-dessus à été travaillée sur cet écran, que je vais probablement reporter au magasin comme les deux autres, et je n'ai pas la moindre idée de comment vous la voyez, ni d'à quoi elle ressemble pour de vrai.
* C'était ça la panne sur les deux écrans cathodiques que j'ai achetés. couleurs et contrastes parfaits, mais un rond tracé sur la page avait la forme d'un oeuf, d'ailleurs pas le même oeuf suivant qu'on le traçait en haut, à gauche, à droite de l'écran... impossible de composer une image quand le rectangle qu'on règle précisément s'avère être un carré à l'impression... Ou l'inverse !
Heureusement que mon Amour est là pour constater avec moi que ces trois écrans ont bien un problème, ( que n'avaient pas celui qui a claqué et celui de remplacement ) sinon je crois bien que j'aurais fini la soirée en ayant des doutes sur ma santé mentale.
Ce samedi, ambiance démontage d'unité centrale pour remplacer la carte graphique, qui tourne peut-être en bourrique cet écran LCD. Si ça, ça ne marche pas, je ne sais plus quoi faire à part hurler des grossièretés les bras ballants. En attendant, j'ai un superbe avoir de plein de sous inutile chez Microco, et une somme rondelette évaporée chez Darty pour finir en avoir elle aussi, je le sens bien venir comme ça. Et pas d'ECRAN correct !
Pourtant je demandais peu à la technologie moderne qui scintille sa race : un écran qui fait les ronds ronds, les carrés carrés, qui rend les rouges rouges, les bleus bleus, les verts verts, et en bonus qui évite de jouer au cuisinier grilleur sur plancha avec mes cornées et mes rétines :( ...
En attendant, si vous avez un écran CRT (19 pouces ou plus) en parfait état de marche à me vendre et que vous habitez dans le nord de la france, ou dans la région de Laon/reims, je suis très interessée.
03:10 Publié dans photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : photo, image, arts, plaisir des yeux, boutique, tirage, valenciennes
vendredi, 29 septembre 2006
intermède graphique en attendant l'écran neuf

Comme je ne peux pas travailler sur mes photos en ce moment, j'en ai profiter pour bidouiller un peu avec photoshop, pour le concours permanent de badges chez Kezako.be. L'image s'appelle Sunset.

Quelques nouvelles de l'écran : Nous avons eu un nouvel exemplaire de marque identique, il ne fonctionne pas non plus ! Il faut croire que c'est toute la série qui est défectueuse. Dès demain, je prends le modèle 70 euros plus cher en serrant les dents. Dans ce magasin là, même dans un délai de moins d'une semaine, on ne se fait pas rembourser, on n'a qu'un avoir. Super...
01:55 Publié dans photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : photo, image, arts, plaisir des yeux, boutique, tirage, valenciennes
jeudi, 20 avril 2006
Mise à plat
02:25 Publié dans photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Onirismes ( ceux qui racontent leurs rêves )
samedi, 25 février 2006
Le soir froid
01:54 Publié dans photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Onirismes ( ceux qui racontent leurs rêves )
samedi, 19 novembre 2005
L'attente, à l'intérieur.

***
le poisson volant :)

Je réponds à vos commentaires aujourd'hui dans la journée, des bisous en attendant :)
***
Note pour plus tard:
Quand on fait un copier coller d'un bout de code dans 24 pages différentes, dans un éditeur qui met quatres plombres à recharger la page entre chaque enregistrements en plus, on VERIFIE d'abord qu'il n'y a pas de fautes de frappe dans le dit bout de code. Gn...
05:50 Publié dans photo graphies (images), photo hu-bohu (émotions), photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
mardi, 25 octobre 2005
La tomate qui voulait se faire aussi grosse qu'une citrouille

Une tomate vit une citrouille
qui lui semblait d'avenante bouille
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un ail
envieuse, s'étend et s'enfle, et se travaille
pour égaler la dite courge en splendeur
disant: "regardez donc, cousines Fleurs ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
- Nenni. - M'y voila donc ? - Point du tout. - M'y voici ?
- Vous n'en approchez point." La chétive pécore
s'enfla, se parfuma si bien ... qu'elle finit en salade jolie :).
00:05 Publié dans photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 13 juin 2005
Les berges
Une sensation d'hiver, humide, collante, se glisse à travers ma grande écharpe de laine. Sous mes foulées des feuilles bruissent, c'est une agonie délicate de ce qui n'est déja plus que poussière agglomérée, une vibrance du tympan dans l'air gris.
J'avance et je contourne la petite montagne noire, qui me domine de toute sa chevelure rare et hérissée, son poids écrasant mon sternum. Je parviens sur les berges et au centre de l'etang, une fois la barrière passée, je vois la pierre.
Elle est ronde, aplatie et gigantesque, elle ressemble à un canot de sauvetage à dépliement automatique perpétuel, à un énorme werthers, original. Je sais qu'elle est poisseuse et luisante, magique, étrange et éternelle, mais de quoi est-elle l'oeuf, de quoi est-elle la mère ?
Les eaux opaques l'environnent activement et se fondent à son abord en de grandes vagues circulaires qui grondent et la protègent. Elle flotte sur la surface tout en étant sa cause, elle reçoit et crée à la fois ces tourbillons fluides mais acérés. La végétation s'épaissit à la lisière du liquide sombre, en suivant les trajets de mon regard, et cette double frontière m'empêche de distinguer plus avant les mouvements mesurés de cet écosystème.
La pierre me repousse, elle tournoie, Elle renaît sans cesse de ses coulures et de ses jaillissements. Je m'aperçois que des feuillages d'or des roseaux provient plus de lumière que du ciel, qui s'emplit de fumées d'ombres calcinées.
Retourner sur mes pas est exclu et au loin s'étend le chemin qui serpente, comme un espace vide et une double frontière de plus entre les limites du domaine de la pierre et celles de la montagne, qui m'impose toujours une respiration sifflante. Je regarde au sol et c'est un soulagement.
Combien de temps accueillera-t-il mes pas réfugiés ?
J'avance et je croise des émanations de personnes, des reflets d'autres, des baudruches.
Toujours, Les craquements s'intensifient.
00:20 Publié dans photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
vendredi, 25 mars 2005
Dérangeant .
le wagon jaune ancien et chromé qui nous transporte s'arrête avec un peu de poussière et un crissement . sans accoups . un vague sentiment d'incompréhension m'envahit alors que j'observe les murs de brique et la porte grandiose de la gare a travers les vitres et les reflets . le trajet n'est pas terminé , et je me surprends a observer mon billet pour constater qu'en fait , je ne me rendais pas là ou je croyais . je l'oublie vite , cet autre but . le wagon auparavant bondé de monde et étroit s'elargit , se vide , se distend . Mon Amour me fait comprendre que nous devons descendre , meme si je ne parviens pas a distinguer d'ou nous sommes le nom de la ville peint sur le fronton . je cherche ma valise des yeux , mais je m'arrête sur une image inquiétante ... un gros chien noir , d'une allure qui n'est pourtant pas agressive , se tient a la barre près de l'entrée du train , d'une patte . il est assis dans une posture étrange pour un canidé , et me regarde fixement , tandis qu'un autre qui pourrait sembler son jumeau grogne et montre les dents de l'autre coté du wagon , dans une attitude de dominant . pour atteindre l'extérieur , nous devons passer devant l'un ou l'autre et cela ne nous réjouit pas . nous sentons une menace latente , déterminante .
Un grand homme , épais , solide , que je ne connais pas , se lève et nous conseille de le suivre . nous naviguons entre les rangées de fauteuils éparses vers le chien qui nous fait le moins peur . la porte du wagon est maintenant ouverte , et des gens sur le quai vaquent comme des zombies vers un ailleurs que nous ne pouvons atteindre . l'homme descend sur le marche pied un peu trop vite, crie , il a été mordu . le sang gicle . j'ai à l'idée qu'il lui faudrait rentrer , se replier avec nous quitte a gérer les deux possibles attaquants déja à l'intérieur , mais je constate qu'il prefère descendre et être blessé peut être plus gravement . il s'écroule sur le quai ou d'autres chiens semblables aux premiers lui fondent dessus en mélée sombre . j'ai du mal a me défaire de la sensation qu'il nous a peut être sauvés , Mon Amour croit aussi discerner une trouée , une occasion de détourner leur attention , et il m'entraine hors du wagon, se met a courir , pensant que je suis sur ses traces . j'ai essayé , mais je me trouve cernée a mon tour . je suis debout sur la marche flottante , l'animal très proche de ma main sur laquelle je sens son souffle , dans le wagon , grogne et me domine de sa hauteur . les autres assis sur le quai attendent mon pas . au loin les gens fuient . mon équilibre est ténu mais tangible . je reste là et le temps s'arrête , je chasse de mon esprit l'image de mon amour déchiqueté par les crocs . sans l'espoir , je pourrais tomber .
00:40 Publié dans photo nirisme (rêves) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note












