mercredi, 27 février 2008
Archives indisponibles et autres bugs
Hautetfort est secoué depuis quelques temps de nombreuses mises à jour qui mettent à mal l'affichage des blogs : très récemment en affichant ma page j'ai constaté avec effarement qu'elle avait repris l'apparence qu'elle avait en 2004, y compris avec les widgets idiots qu'elle contenait à l'époque !
Plus grave, sur les blogs hautetfort, les archives plus anciennes que mai 2007 ne s'affichent plus, laissant des catégories bien désertées. Cela risque - si ça se prolonge - de gravement pénaliser les auteurs sur google : certaines de mes notes les plus visitées par ceux qui recherchent sur les moteurs ont été publiées avant cette date fatidique ( je pense par exemple à la recette du poivron farci au riz ou au tutorial pour le traitement croisé).
On me dit dans mon oreillette que mon fil RSS a aussi recraché ce matin dans un élan de désespoir près de 330 notes sur les 744 que contient ce blog, ça ne va pas mieux.
Je vous fais toutes mes excuses pour ces désagréments, j'espère comme vous qu'ils ne dureront pas. Cela dit, si une décision a été prise en haut lieu de refuser l'accès aux archives des blogs les plus anciens, cela risque fort de stimuler mes envies de départ d'ici, de construction d'un autre espace !
01:52 Publié dans photo pos (bilans) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : hautetfort, bug, archives, disparition, photo, image, art
mardi, 08 janvier 2008
"Avoir 31 ans"
Ok, ça, c'est fait.
23:29 Publié dans photo pos (bilans) | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, krysalia, valenciennes, photo, image, art, crochet
lundi, 26 novembre 2007
Un drôle de fruit ! le kakikepakaki !

Saviez-vous que le kaki n'est pas du tout kaki mais jaune ou jaune orange, et qu'il est le fruit du plaqueminier ?
Saviez-vous aussi qu'il existe sous deux formes ? Un kaki tout mou, très fragile et qu'on croirait fait de compote dans une peau de fruit, et un autre dont la texture moelleuse et pleine rappelle la mangue très mure. Le goût est fade et subtil, mais sa couleur très prononcée le fait oublier, et il dispose d'un avantage certain : il n'a aucun pépin, noyau, paquet de fibres intérieures qui dérangerait sa dégustation ! Le pédoncule épais et cartonné se désopercule dans un plop, laissant un trou circulaire sur le dessus du fruit. Tout le reste se mange sans se poser de questions.
Je l'aime tout simplement coupé en deux, certains le saupoudrent de sucre et de cannelle, de gingembre ou de vanille. C'est en tout cas un fruit de saison qu'il faut se dépêcher de découvrir, car c'est maintenant ou l'année prochaine :) .
Achetez le sur les marchés si vous pouvez : dans les magasins de fruits et légumes, il est vendu au prix des fruits exotiques ( dont on voit bien qu'on paye le trajet d'avion première classe ), alors que le plaqueminier est un arbre commun dans nos régions. Vous paierez donc le kaki entre 1,50 et 3 euros, prix par kilo au marché, et prix à la pièce dans les magasins. Franchement, une telle différence vaut le coup d'aller prendre l'air, vous ne croyez pas ?
Le kaki toumou ne se conserve pas du tout, et d'ailleurs il est de plus en plus rare car les clients le fuient : il éclate en général dans la charette avec un sproultch bien gras quand vous posez un sac de légumes dessus par inadvertance. Si vous en trouvez néanmoins, ramenez le avec précaution et mangez-le le jour même, pourquoi pas avec une boule de glace vanille, dans un bol ?
Le kaki ferme et moelleux, quant à lui, résiste comme des poires pas trop mures et c'est le plus couramment proposé.
01:10 Publié dans photo mnivore (miam), triptyques et plus si affinités | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : kaki, couleur, fruit, photo, image, art, crochet
mardi, 20 novembre 2007
La vieille Dame couronnée

01:28 Publié dans La vieille Dame | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : vieille Dame, Saint-cordon, Valenciennes, photo, image, art, tirages
mardi, 13 novembre 2007
Tentatrices

01:32 Publié dans triptyques et plus si affinités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : photography, pictures, art, women, artist, shop, original
lundi, 12 novembre 2007
Montages de photographies, pour la plupart déja connues.
J'ai fait tirer recemment des 30x45cm en promotion, c'était en fait des tirages de lecture pour mes productions récentes, sur papier brillant au contraire des tirages de la boutique, qui sont en perlé mat. Pour un book personnel, la qualité est bien suffisante, d'ailleurs ça me fait tout drôle de contempler en si grand des photos que j'ai observées si longtemps en travaillant dessus sur écran. C'est un peu la même chose quand, au sortir d'une longue séance de travail sur une des images de la vieille Dame, je me lève et je la vois par la fenêtre, curieusement décalée et agrandie ! Pendant une demie seconde, j'ai l'impression d'avoir pu entrer dans une de mes photographies, c'est à la fois perturbant et très sympathique .

Parmi Les images de ce groupe, j'ai ajouté trois montages rassemblant des photos que vous connaîssez déja, mais qui forment une composition nouvelle une fois réunies, voici là première d'entre-elles. Je ne lui ai pas donné de titre, au contraire des deux à venir, je ne savais pas quoi mettre. Et vous, avez-vous une idée ?
00:15 Publié dans triptyques et plus si affinités | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : arbres, rhonelle, valenciennes, Parc valenciennois, sculptures, photo image, art
jeudi, 08 novembre 2007
Une série de portraits (2/2)
Après la première partie, des portraits que j'ai voulus à l'opposé,
naturels, quasi sans traitement, et beaucoup plus détendus.
19:02 Publié dans photo graphies (images) | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : photography, pictures, art, women, artist, shop, original
lundi, 23 juillet 2007
Micro éclosion

Dans la gouttière qui passe le long des fenêtres basses de mon appartement sous les toits, du côté où le soleil éclaire et réchauffe les tuiles tous les après midis, j'avais laissé il y a longtemps un verre jaune se remplir d'eau de pluie, dans l'idée de voir si des insectes d'eau s'y développeraient.
D'insectes, point.
J'imagine que les pondeurs d'oeufs ne sont pas venus jusque là, et qu'ainsi rien n'est venu ensemencer ma micro-presque-mare-à-moi.
Tout de même, j'ai eu la surprise d'y trouver ces charmants cotylédons !
Je les y laisse, pour voir !
00:05 Publié dans "Les enfants s'amusent" | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : germination, jeu, image, photo, art, photography, pictures
vendredi, 06 avril 2007
A propos du rêve
Ce qu'il y a, c'est que je n'arrive pas à faire le deuil de cette paix dans l'ignorance que je n'ai pas eu le temps d'apprécier ni même de vivre, à propos de la mort.
Ils ont déchiré en pièces mon intégrité physique en franchissant les barrières de ma satiété contre ma volonté, et ce avant même que je puisse prendre conscience que mon corps m'appartenait, que j'étais moi. Moi n'existe pas. Ensuite, et alors que j'avais a peine trois ans, probablement suite à des questions de ma part, ils m'ont forcé a appréhender l'idée que mon corps n'était rien d'autre qu'un morceau de viande en sursis, qui allait bientôt s'avarier en se dégradant de la plus horrible des manières et être dévoré par des insectes, pour enfin disparaître dans des liquides visqueux et puants.
Ma mère ne le dit pas comme ça bien sûr, elle m'explique juste que le corps pourrit. comme si ne rien dire changeait la réalité du mot et de ce qu'il recouvre.
Affreux contrepoint : on me raconte en souriant que l'âme survit. Elle revivra dans un autre corps paraît-il. Ma mère oublie de me préciser chaque fois qu'elle m'en parle que l'âme perdra ses souvenirs dans la mort, j'en déduis qu'après avoir eu conscience que le corps pourrit dans des souffrances insupportables, l'âme sera libérée par la liquéfaction des chairs pour aller violer l'intégrité physique du corps de quelqu'un d'autre. Boudhisme de merde ! Hippie de merde ! Famille de merde qui a laissé ma mère me raconter ce genre d'horreurs et qui pour certains de ses membres en a rajouté une louche alors que je les interrogeais pour être rassurée !
Certains commentaires ( merci, a toutes et tous pour votre présence et pour vos mots ! ) évoquent l'idée de blanche neige dans les images du rêve. Je n'avais jamais fait ce rapprochement, mais il est interessant.
Si je reprends ce thème alors je dirais qu'a 5 ans, on veut voir la mort de blanche neige comme non-irrémédiable, comme le grand sommeil qui précède l'arrivée des grands bonheurs.
Moi, j'avais 4 ou 5 ans et non seulement je savais que blanche neige ne serait pas restée intacte dans son cercueil, mais je pouvais imaginer sa dégradation avec la plus terrible acuité. C'était facile. Il suffisait d'entendre ma grand mère sortant quelquechose du frigo :" beuarrg ! c'est POURRI ! " et de regarder quel aspect c'était. C'était moi morte alors. c'était ma mère morte. Les grands bonheurs n'existent pas.
Le personnage du rêve n'était pas une émanation de ma personnalité, c'était vraiment ma mère. Je crois que j'étais choquée plus que tout par le soulagement qu'elle éprouvait à l'idée que son corps pourrisse, cette joie qu'elle tentait de me transmettre à l'idée que son âme survive pour voir cela, cette satisfaction qu'elle semblait donc avoir à l'idée qu'elle allait disparaître et me laisser seule, abandonnée aux visions de son image grouillante d'insectes et puante.
Vous qui vous êtes vus autrement que comme un morceau de viande bon à jeter ou en sursis de l'être, vous qui avez des enfants qui n'ont pas conscience ni de leur mort ni de la votre avec ses conséquences gerbatives, savourez ces moments comme des trésors précieux d'innocence.
A moi, on me les a volés.
13:55 Publié dans photo hu-bohu (émotions) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : photo, image, art, appareil photo numérique, famille, douleur, catharsis
mercredi, 28 mars 2007
Le rêve.
J'entre dans la chambre de ma mère, comme je le fais souvent pour jouer sur son lit.
Je m'occupe à diverses activités quand un mouvement attire mon regard vers le sol. A travers la glace, je devine le visage de ma mère. Elle semble allongée sous la surface gelée, prisonnière face en haut, tentant de trouver une sortie. Je saute à bas du lit, je m'agenouille et je tente de discerner si j'ai bien vu, j'essaye aussi d'enlever la poudre neigeuse qui s'est déposée comme à la patinoire. En effet, je l'ai bien reconnue. J'ai peur car il ne reste que quelques bulles d'air plates sous cette glace épaisse d'une dizaine de centimètres, je sais que ma mère suffoque, qu'elle est entrain de mourir.
Ma mère m'a expliqué que lorsqu'on mourrait, on pourrissait. On s'arrête de vivre mais seulement le corps, et alors on se met à pourrir. Quand j'avais trois ans je ne comprenais pas bien ce qu'elle voulait dire, ça me faisait très peur et je sentais son angoisse, alors je lui répondais qu'on "pourrirait ensemble", ça la faisait rire. Maintenant que j'ai 5 ans je suis grande et je suis moins bête quand même, et je sais ce que c'est quand la viande a une drôle de couleur, comme le jambon dans le frigo qu'on oublie parce qu'il est au fond et qui pue.
Quand on meurt, on est pourri et on pue, et on devient tellement horrible que les gens veulent vous jeter à la poubelle.
Je vois la bouche de ma mère qui s'ouvre et qui se referme, elle a un teint de tranche de jambon qui pue. elle est entrain de pourrir parce qu'elle baigne dans l'eau, parce qu'elle ne peut plus respirer, parce qu'elle ne fait rien pour se sauver elle même. je voudrais qu'elle remue ou qu'elle nage, qu'elle agisse... mais elle reste là comme une coquille molle, visqueuse et vidée.
Je ne sais pas quoi faire !
Je crie de toutes mes forces en mettant mes mains en porte voix vers le sol, mais elle semble ne rien entendre. ses yeux sont vitreux, absents, on dirait de la gelée pas fraîche, la gelée qui pue.
Je sais que si je casse cette épaisseur de glace feuilletée, je pourrai la sortir de là, l'obliger à s'acrocher pour remonter, je parviendrai à la sécher et à lui faire reprendre les couleurs de la vie. je pourrai la démourir et la dépourrir. Je ne veux pas qu'elle disparaîsse.
Elle ne bouge presque plus. Elle verdit, on dirait de la couenne. Je panique !
Je martèle la glace de plus en plus rugueuse avec mes poings, la surface rend un son mat sous les coups, ses aspérités m'écorchent sévèrement les mains, le sang gicle, il brouille l'image de ma mère à ma vue dans des arabesques rouges et fumantes.
Elle a disparu, et c'est de ma faute. Mes mains me font mal. Je saigne en silence.
00:00 Publié dans photo hu-bohu (émotions) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : phoo, image, art, appareil photo numérique, famille, douleur, catharsis









